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Figures rhétoriques dans la littérature espagnole (partie 1)

Les figures rhétoriques sont des déviations intentionnelles de la séquence conventionnelle des mots dans une œuvre littéraire, dont le but est de créer un sens sensoriel ou un effet rhétorique.

Image prise à partir de Pixabay.

Certaines figures rhétoriques peuvent être associées au langage figuratif, car il englobe généralement un usage non littéral des mots, destiné à évoquer une variété d'émotions des lecteurs.

Les figures rhétoriques apparaissent souvent dans la littérature, bien qu'elles soient également très courantes dans les conversations quotidiennes.

En ce sens, la littérature espagnole est très riche en figuras retóricas (figures rhétoriques) qui l'embellissent, mais elles pourraient certainement être difficiles à identifier pour les lecteurs inexpérimentés.

Bien qu'il existe des centaines de figures rhétoriques dans la littérature, dans cette première partie de mon article, j'expliquerai les plus courantes en espagnol: hyperbole, métaphore, comparaison, paradoxe, personnification et synesthésie. Ensuite, nous partagerons quelques exemples appartenant à de célèbres auteurs hispanophones.

Hyperbole

La hipérbole est une figure rhétorique utilisée pour décrire une personne, un objet ou un événement en grandissant ou exagérant leurs caractéristiques. Cela aide à rendre toute description plus vivante.

"Los veinte años que llevó de no sleep se le corrompieron de golpe al tomar el primer sueño del que ya no iba a despertar."

Vingt ans sans sommeil ont été gâtés tout d'un coup après avoir obtenu le premier sommeil dont il ne se réveillerait plus.

(Fragment de «Moriencia», par Augusto Roa Bastos).

Métaphore et comparaison

La comparaison est la base de nombreuses figures rhétoriques. C'est le cas de la metáfora (métaphore) et el símil (comparaison), mais ils sont utilisés différemment.

La metáfora est une comparaison figurative dans laquelle l'utilisation de mots de comparaison directe tels que Côme (comme, comme) n'est pas présent. Il est utilisé pour comparer une chose réelle avec une chose évoquée ou imaginée ayant des caractéristiques similaires.

D'autre part, el símil est une comparaison directe entre une chose et une autre, généralement précédée par Côme. Voyons un exemple des deux:

(Comparaison)

«Unas veces me siento

como un acantilado

y en otras como un cielo

azul pero lejano. ”

Parfois je me sens

comme une falaise

et parfois comme un ciel

bleu mais distant.

(Métaphore)

«A veces uno es

manantial entre rocas

y otras veces un árbol

con las últimas hojas. ”

Parfois, on est

printemps entre les rochers

et parfois un arbre

avec les dernières feuilles.

(Fragments des «Estados de Ánimo», de Mario Benedetti).

Paradoxe

Una paradoja est une déclaration logiquement contradictoire destinée à susciter une réponse émotionnelle du lecteur.

"Yo te amo para comenzar a amarte, para recomenzar el infinito y para no dejar de amarte nunca: por eso no te amo todavía."

Je t'aime pour commencer à t'aimer, pour redémarrer l'infini et pour ne jamais cesser de t'aimer: c'est pourquoi je ne t'aime pas encore.

(Fragment de «XLIV» de «Antología», par Pablo Neruda).

Personnification

La personificación est utilisé pour conférer un comportement, une qualité ou une caractéristique humaine à des personnages non humains comme les animaux, la nature ou les objets inanimés.

«El lunes te agarró la muerte, Paula. Vino y te señaló, pero se encontró frente a frente con tu madre y tu abuela y por esta vez retrocedió. »

La mort t'a attrapé lundi, Paula. Il est venu et vous a montré du doigt, mais il est tombé sur votre mère et votre grand-mère et pour cette fois il a reculé ».

(Fragment de «Paula», par Isabel Allende).

Synesthésie

La sinestesia est utilisé pour décrire une sensation physique en termes normalement réservés à un autre type de sens.

«… Et además hay el gusto del pulóver, ces gusto azul de la lana que le debe estar manchando la cara ahora que la humedad del aliento se mezcla cada vez más con la lana».

De plus, il y a le goût du pull, ce goût bleu de la laine qui doit tacher son visage maintenant que l'humidité de son haleine se mélange de plus en plus à chaque fois avec la laine.

(Fragment de «No se culpe a nadie», de Julio Cortázar)

Dans la partie 2, nous examinerons de nombreuses autres figures rhétoriques et leur utilisation en espagnol. Restez à l'écoute!

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